Portrait de confinement : Anais

Anais, étudiante

Anais Itani

En tant qu’étudiante du double diplôme de Droit anglais/droit français de King’s College London, tous mes amis sont internationaux. Dès le 13 mars, toutes mes nouvelles connaissances de France, d’Espagne, d’Inde, de Corée du Sud, des îles Cayman, et bien plus, ont quitté la ville du jour au lendemain.

Le passage au confinement fut donc abrupt et inattendu : le jeudi 12 mars, je planifiais une visite au Tate avec des amis et le samedi 14 mars, la majorité d’entre eux était dans l’avion ou se hâtant pour faire leurs valises.

Ce fut étrange de revenir chez mes parents après 8 mois de vie indépendante en résidence universitaire, et de convertir ma chambre en espace de travail qui m’était propice – tellement habituée à travailler à la magnifique Maughan Library de King’s, il m’a fallu un temps d’adaptation ! J’ai vite créé un espace de travail cependant, en séparant nettement ce dernier de mon endroit de « repos » où je faisais de la musique, regardais des documentaires et téléphonais mes amis (je suis par ailleurs incroyablement reconnaissante du luxe de pouvoir avoir mon espace).

Ma priorité dès le début du confinement a été d’établir une routine, de cadrer mon temps pour rester productive et dynamique tout en accordant des plages de repos et d’exploration personnelle. Je me levais naturellement très tôt tous les matins, et je faisais du yoga ou une marche. Ma journée de travail commençait ensuite : j’avais 5 dissertations à rendre en avril et 4 examens en mai, alors mes journées étaient chargées. En ayant des postes de responsabilité dans des associations universitaires, j’ai aussi dû gérer cela !

Tout de même, j’ai pris du temps pour explorer d’autres intérêts. J’ai commencé à apprendre l’arabe en ligne en faisant une demi-heure chaque matin. J’ai aussi commencé à écrire des reportages pour un blog de droit nommé LittleLaw, ainsi que cofonder une organisation nommée Simply Human pour renforcer la sensibilisation des droits de la femme et des personnes LGBTQ.

De plus, la période du confinement a été l’occasion pour approfondir mes aspirations professionnelles en droit commercial : j’ai assisté à de nombreux vidéo-conférences, ateliers de compétences, stages virtuels. J’ai lu, et regardé de nombreux documentaires (avec une affinité particulière pour Arte !) et films avec ma famille, ce qui fut formidable pour profiter d’eux.

Musicienne, j’ai aussi continué à jouer de la guitare et du violon alto (même si très malheureusement, ma tournée avec le KCL Symphonic Orchestra a été annulé).

La sortie du confinement a été une réelle bénédiction : j’ai toujours été très active, constamment dehors à travailler dans des cafés, sortir avec des amis, visiter des musées.
Cette période étrange mais rafraichissante où le temps a semblé à la fois en suspension et en accéléré m’a donné l’opportunité de m’occuper de moi, de me nourrir intellectuellement, et de méditer et conduire une réflexion plus approfondie sur moi-même et le monde dans lequel nous avançons. J’en sors reconnaissante pour mes proches et le privilège que j’ai eu de rester saine et sauve, mais tout de même attristée pour ceux qui ont souffert pendant cette pandémie et concernée pour la suite du cours de l’humanité.

Portrait de confinement : Leila

Leila Meziane Nanda

Leila, directrice d’hôtel

Leila, directrice d’hôtel à Dartford, a du réorganiser sa vie ! S’il y avait encore quelques clients dont il fallait s’occuper, uniquement en hôtellerie, avec des consignes sanitaires très strictes, elle devait aussi prendre en charge les enfants et assurer l’école à la maison. Je pense que beaucoup savent ce que cela signifie! Elle dit avoir eu la chance de pouvoir aller dans une maison à Ashford, pour les faire bénéficier de plus d’espace, et pense aux familles enfermées en appartement!

Elle a partagé le travail avec son mari, cuisinier, qui venait de vendre son restaurant, juste avant le confinement. Heureusement, dit-elle, parce que devoir faire face à toutes les charges sans aucune rentrée aurait mis leur petite entreprise et leurs salariés en danger. Elle pense cependant avec inquiétude aux acquéreurs qui n’ont pu commencer leur activité. Quant aux hôtels, le confinement est tombé juste au début de la haute saison, et l’année risque d’être très difficile. Leila veut espérer que la reprise ne se fera pas trop attendre, pour reprendre une vie normale.

Portraits de confinement : Atticus

Atticus, demi-pensionnaire en crèche

Atticus, artiste

Atticus, j’ai 16 mois et je découvre le monde.

Le confinement j’ai A-DO-RE ! Au début, j’ai eu Daddy et Maman rien qu’à moi, 24/24, 7/7. Enfin presque, j’ai été sympa je les laissais dormir quelques heures par nuit à tour de rôle. Juste quand je commençais à m’ennuyer un peu, j’ai pu aller dans une nouvelle crèche super sympa, avec un grand jardin, ouverte rien que pour nous les « key worker’s ». Il y avait beaucoup de jeux et même les adultes se déguisaient tous les jours, avec des masques bleus et blancs. C’était un peu bizarre, mais ils avaient l’air d’être contents d’eux, alors avec les copains on riait pour leur faire plaisir. Bon, il fallait prendre la voiture, ça je n’aime pas trop , sauf quand Daddy se met à coté de moi et essaie de chanter en Français.

Enfin, Vendredi on a fait une fête pour mon passage chez les Toddlers et mon retour dans la crèche d’avant. Et Lundi, j’ai retrouvé tous les copains; il parait qu’ils sont restés tout le temps chez eux, les pauvres, sans même pouvoir sortir sans arrêt avec leurs parents! Ou la la , je n’aurais jamais supporté, moi! Mais, heureusement, moi je suis un key worker’s. Je n’ai pas bien compris leur truc, d’ailleurs, vous savez, vous, ce que c’est?

Portrait de confinement : Julie

Julie, Juriste

Julie le Déaut

Arrivée à Londres depuis 18 mois, à la recherche d’une expérience personnelle et professionnelle à l’étranger, Julie s’est installée en colocation à Shoreditch.

Juriste spécialisée dans les assurances maritimes et le règlement des sinistres, elle a connu la quelques petits boulots, et un premier  poste juridique avant de commencer le travail de ses rêves, juste deux semaines après le début du confinement ! Ne lui demandez pas de vous parler de ses collègues, elle ne les a jamais rencontrés “ pour de vrai”. Mais elle a apprécié les RH de l’entreprise qui lui ont fait livrer non seulement le matériel informatique mais aussi le fauteuil et le repose-pieds.  

Le Covid cependant n’a pas été facile; sans travail, sa coloc australienne a perdu son visa et du repartir. Pour Julie, se retrouver seule confinée à Londres n’a pas été pas simple à vivre.  

Très engagée pour la justice sociale et l’égalité, Julie attend avec impatience que les débats et réunions des mouvements de gauche reprennent ailleurs que sur zoom! 

Portraits de confinement : Jean-Christophe

Jean Christophe, Chef de cuisine

Jean-Christophe Coirier

Jean-Christophe Coirier

34 ans, chef en cuisine au Runnymede on Thames Hotel à Egham (Surrey)

Je suis originaire de La Roche-sur-Yon en Vendée, et je vis au Royaume-Uni depuis 12 ans ; je suis passé par le Berkshire, le Surrey, ou encore Welwyn Garden City.

Comment s’est passé le passage au confinement ?

En fait, j’étais rentré voir ma famille en France le 10 mars, mais le jeudi 12, les déplacements commençaient déjà à être restreints. Le weekend suivant nous étions en weekend dans le Tarn, et le bar dans lequel nous sommes allés boire un verre le samedi midi a décidé de tout fermer deux heures plus tard.

J’ai alors pris la décision de rentrer au Royaume-Uni le lundi par un vol Nantes-Gatwick, et j’ai bien fait car, le soir même, le Président Macron annonçait le début du confinement en France pour le lendemain à midi.

À mon retour au Royaume-Uni, j’ai reçu un email de l’hôtel où je travaille me demandant d’observer 15 jours d’isolement à la maison. Du coup, le collègue avec qui je vis a dû prendre une chambre à l’hôtel ! Au final, je n’ai pas eu l’occasion de reprendre le travail car le restaurant a fermé le 23 mars, avant la fin de ma quatorzaine.

Comment as-tu vécu le confinement ?

Personnellement, je l’ai bien vécu, même si je me suis un peu ankylosé. J’ai eu la chance de pouvoir bénéficier du furlough scheme.

Une fois ma quatorzaine terminée, mon collègue est revenu vivre à la maison. On s’est tenté des plats qu’on avait pas l’habitude de cuisiner, notamment de la viande de kangourou, de zèbre, ou d’autruche, avec une sauce au vin rouge, des légumes, et des pommes de terre, c’est très bon.

Les journées étaient un peu longues comme nous faisons partie des professions qui ne peuvent pas travailler à la maison. Mais avec les jours qui allongeaient, c’est devenu plus facile. J’ai fait du vélo d’appart, et du sport. Avec mon collègue, on a pris une routine en avril : on se levait à 5h du matin pour faire de la marche à pied et éviter de croiser du monde à cette heure-là. On a aussi regardé pas mal de séries et des quiz télévisées pour s’entretenir les méninges.

Et la sortie du confinement ?

Les restaurants ont plus ou moins repris le travail depuis le 4 juillet, mais le mien prend un peu plus de temps pour s’organiser : la réouverture est prévue pour le 20 juillet. Malheureusement, on sait déjà qu’il va y avoir des coupes dans le personnel. Comme j’ai toujours été bien classé, j’espère néanmoins y échapper. Il me tarde de reprendre le travail.

PORTRAITS DE CONFINEMENT : Fanny

Fanny, femme de theatre

Fanny Dulin

La culture, un secteur durement touche par la crise du COVID

Le théâtre a été l’un des premiers secteurs à devoir fermer ses portes au public à cause de la pandémie de coronavirus, et sera parmi les derniers au réouvrir. Tous les ans, ma compagnie de théâtre, « Exchange Theatre », organise un festival en juin ou juillet avec un pièce en guise de tête d’affiche. Quand tout a commencé, nous sommes restés mobilisés pour un retour éventuel avant l’été, mais par la suite la prolongation du confinement a été très éprouvante. Pour une production bien préparée, il faut au moins 4 mois. Il était donc impossible de préparer un spectacle pour l’été.

Adaptabilité et imagination

Ma compagnie propose aussi des cours de théâtre pour les enfants et les plus grands. Ce qu’on fait d’habitude est un festival, mais cette année ce n’était pas possible. En revanche nous avons continué les cours en ligne par Zoom. Nous avons été réticents au départ, car la représentation théâtrale ne se prête pas bien au virtuel, et ne colle surtout pas au nom de la compagnie (« Exchange » !).

Mais finalement, les élèves ont été très satisfaits et en Avril nous avions perdu très peu de gens. Nous avons aussi continué à essayer de travailler ces pièces en vidéoconférences. Nous avons enregistré les cours et suivant les groupes – qui avaient tous des projets différents – avons réussi à produire des vidéos pour une web-séries impliquant tous les élèves.

Pas idéal, mais les élèves étaient heureux d’avoir pu continuer, même en virtuel. Cela a aidé beaucoup de familles à supporter le confinement en maintenant un semblant de normalité et du contact humain avec le groupe d’élèves.

Un petit coup de pouce

Nous avons eu de la chance car nous n’avions pas encore payé la location du théâtre lorsque le confinement a été mis en place. Nous avons réussi à anticiper la crise et dans notre malheur on a eu plus de temps pour trouver ce que nous voulions faire.

De plus, l’établissement public « Arts Council » nous a accordé une subvention, qui nous a permis de rester à flot. Nous avions aussi des accords avec les écoles FLAM pour créer des pièces pour enfants, et grâce à la subvention nous avons pu rémunérer les acteurs qui devaient jouer dans les spectacles.

De l’inquiétude pour l’avenir

Donc, la compagnie a pu continuer les cours, mais en ce qui concerne la production de pièces c’est le flou total. Ce qui nous a beaucoup impacté financièrement c’est que notre studio de répétition n’a pas pu être loué ce qui constitue un gros manque à gagner.

Boris Johnson a dit que les théâtres pouvaient réouvrir mais pas en performance live, ce qui est très restrictif. Ce qui est en plein air pourra avoir lieu, mais si on ouvre demain, on ne peut pas dire : « d’accord on vient et on joue ! » Il faut au moins 4 mois pour créer une pièce, et il en va de même pour les grosses structures du West End dont plusieurs ont déjà annonce ne pas réouvrir avant l’année prochaine.

L’aide d’état annoncée par le ministre de la culture est la bienvenue, quoique floue sur la nature précise des dispositifs envisages, mais de toute façon il nous faut du temps. Beaucoup de gens se tournent vers le digital, avec des films, etc. On ne sait pas si les cours pourront recommencer en septembre.

Beaucoup de choses ont été diffusées en ligne et gratuitement pendant le confinement ce qui est génial, la culture a été très accessible pendant plusieurs mois. Mais comment rebondir après ça ? Comment remotiver les gens à sortir lorsque le virus sera sous contrôle ?

En voiture au Royaume-Uni après le Brexit

EN VOITURE AU Royaume-Uni : conseils et trucs

Evidemment on roule à gauche au R-U. Mais au- delà de cette règle impérative, quelques informations peuvent être très utiles aux Français qui s’aventurent sur les routes britanniques.

  1. PERMIS DE CONDUIRE : le permis obtenu en France est valide mais attention à la règle des 70 ans. (45 ans pour les poids lourds et cars)

En gros, les visiteurs étrangers ayant un permis délivré dans l’Espace Economique Européen peuvent conduire sans problème tout véhicule que ce permis leur donne droit de conduire dans ce pays.

Pour les résidents (et les étudiants) étrangers, la règle des 70 ans s’applique.  Bon, on peut penser qu’assez peu d’étudiants seront concernés, mais pour les résidents plus âgés il faut la connaitre.

Au-delà de 70 ans (ou 3 ans après la date à laquelle vous êtes devenus résidents si vous aviez alors plus de 67 ans), vous devez échanger votre permis européen  contre un permis britannique, ce qui signifie passer un test de vue (valable 3 ans). Cela vous coutera £43. Pour cela, rendez vous sur le site de la Driver and Vehicle Licensing Agency (DVLA) et commandez le formulaire D1 Order form D1

Notes

  1. Les résidents ou étudiants ayant obtenu un permis dans l’UE par échange d’un permis obtenu ailleurs devront l’échanger contre un permis britannique au bout de 12 mois.
  2. Les règles pour les permis camions et cars sont différentes. Cf note suivante
  3. Le gouvernement a mis en ligne un test très simple pour savoir si un permis délivré à l’étranger est valide.  https://www.gov.uk/driving-nongb-licence
  4. Les règles pour l’Irlande du Nord sont légèrement différentes. Pour plus d’information consultez : https://www.nidirect.gov.uk/information-and-services/driver-licensing/apply-new-or-updated-licence
  • ASSURANCE : Attention !Ne prêtez pas votre voiture sans prévenir l’assurance.

Une règle essentielle est parfois méconnue par les Français, habitués à se prêter leurs voitures. Beaucoup de polices d’assurance prévoient que seules les personnes spécifiquement nommées comme conducteurs du véhicule sur cette police sont assurées en cas d’accident. D’autres autorisent le prêt mais seulement occasionnel. En cas d’accident ce sera à vous de démontrer que le conducteur en cause ne conduisait pas régulièrement la voiture. Bref, mieux vaut vérifier son contrat avant de prêter une voiture à un copain de passage.

  • CODE DE LA ROUTE A LA  MODE GRAND-BRETONNE : QUELQUES REGLES A CONNAITRE
  1. Il n’y a pas de règle de priorité  (sauf panneau contraire). Vous devez vous arrêter à chaque carrefour ayant une ligne continue sur la route, et vous devez céder le passage à la route principale lorsque vous sortez d’un carrefour ayant une ligne discontinue.
  • Les ronds -points sont très communs, et sont généralement plus sûrs que tout autre type de carrefour si vous respectez quelques règles simples.
    • Le trafic sur les ronds-points suit le sens des aiguilles d’une montre.
    •  La règle principale est de céder le passage aux véhicules engagés sur votre droite, sauf panneaux ou marquages au sol indiquant autrement.
    • Lorsque vous approchez un rond-point, portez une attention particulière aux panneaux et aux marquages sur la route pour vous diriger sur la bonne voie en fonction de la sortie que vous allez prendre.
    • Lorsque vous êtes sur le rond-point, utilisez votre clignotant gauche pour indiquer votre sortie imminente après avoir passé la sortie précédente. 
    • Faites attention aux conducteurs engagés sur le rond-point et ne les collez pas lorsque vous rentrez sur le rond-point.
  • Le port de la ceinture est obligatoire pour le conducteur et les passagers ( mais – pas bête – le conducteur peut l’enlever s’il est en marche arrière !)
    • Sur l’autoroute, on reste sur la file de gauche si on ne double pas
    • Limitation de vitesse  Attention sur autoroute  c’est 112km/h
    • Beaucoup d’indications sont données par marquage au sol
    • A Londres si vous le pouvez, évitez de conduire !
    • La congestion charge : ce péage urbain s’applique dans le centre de Londres  du lundi au vendredi, de 7h à 18h30.Pour le payer, vous devez enregistrer en ligne votre numéro d’immatriculation. Il coûte £11.50 par jour. Et si votre voiture ne respecte pas les normes de Ultra Low Emission Zone (ULEZ) standards, vous devez payer en plus une charge ULEZ de £12.50 par jour, qui s’applique, elle, 24h sur 24.
    • https://tfl.gov.uk/modes/driving/congestion-charge/congestion-charge-zone
    • La zone de péage est délimitée par ce panneau :
congestion-charge-map
  1. Les règles de stationnement : Regardez les lignes  en bordure de chaussée !
congestion-charge-small
  • La limitation de vitesse : attention à la conversion !
  • Signalisation à connaitre 

Si vous reconnaitrez la plupart des panneaux, certains panneaux sont différents ou inconnus en France. En voici les principaux ( merci M. Scauri !).

  • MOT : contrôle technique : Moment Of Truth pour le carrosse familial tous les 3 ans

Tous les 3 ans, votre véhicule doit passer au contrôle technique ( Ministry Of Transport test, MOT). Le tarif maximum est de £54.85 pour une voiture et £29.65 pour une moto. Il faut prendre rendez-vous dans un centre agréé signalé par trois triangles bleus .

Devenir Français.e en tant que conjoint.e de Français.e

Après le Brexit, un petit mémento qui peut être utile à certains !

Prendre une nouvelle nationalité est certes un acte important qui nécessite mûre réflexion. Mais lorsque la décision est prise, la concrétiser n’est pas si simple!Nous vous donnons ici quelques informations pour vous faciliter les démarches.

L’acquisition de la nationalité par le ou la conjoint.e se fait par déclaration

La loi en vigueur :  

L’article 21-1 du code civil énonce que « le mariage n’exerce de plein droit aucun effet sur la nationalité ».

Mais l’article 21-2 du code civil, tel que modifé par l’article 3 de la loi  n° 2011-672 du 16 juin 2011 dispose que « L’étranger ou apatride qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de quatre ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu’à la date de cette déclaration la communauté de vie tant affective que matérielle n’ait pas cessé entre les époux depuis le mariage et que le conjoint français ait conservé sa nationalité.

Le délai de communauté de vie est porté à cinq ans lorsque l’étranger, au moment de la déclaration, soit ne justifie pas avoir résidé de manière ininterrompue et régulière pendant au moins trois ans en France à compter du mariage, soit n’est pas en mesure d’apporter la preuve que son conjoint français a été inscrit pendant la durée de leur communauté de vie à l’étranger au registre des Français établis hors de France.

En outre, le mariage célébré à l’étranger doit avoir fait l’objet d’une transcription préalable sur les registres de l’état civil français.

Le conjoint étranger doit également justifier d’une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française, dont le niveau et les modalités d’évaluation sont fixés par décret en Conseil d’Etat.

Au titre de l’article 21-3, l’intéressé acquiert la nationalité française à la date à laquelle la déclaration a été souscrite.

Donc, la nationalité française s’acquiert par simple déclaration mais un certain nombre de conditions sont à respecter :

1. Le mariage doit avoir été célébré en France ou transcrit sur les registres de l’état civil français.

2. L’acquisition de la nationalité n’est pas immédiate : il y a une durée minimale de mariage avant de pouvoir l’obtenir :

  • 4 ans dans le droit commun (les époux doivent toujours vivre ensemble et le ou la conjoint.e Français doit avoir conservé la nationalité française)
  • 5 ans si le conjoint.e étranger n’a pas résidé de manière ininterrompue et régulière pendant au moins trois ans en France à compter du mariage ( sauf si le ou la conjoint.e Français.e a été inscrit pendant la durée de leur communauté de vie à l’étranger au registre des Français établis hors de France auquel cas le délai reste de 4 ans (on vous dit bien qu’être inscrit sur ce fameux registre a des avantages !)

3. Il faut prouver un niveau de connaissance du français au moins équivalent au niveau B1 du cadre européen de référence pour les langues du Conseil de l’Europe (CECRL)

–  un diplôme délivré par une autorité française, en France ou à l’étranger, sanctionnant un niveau au moins égal au niveau V bis de la nomenclature nationale des niveaux de formation (le niveau minimal requis est celui du diplôme national du brevet)

OU

  • un diplôme de niveau équivalent ou supérieur délivré dans un pays francophone à l’issue d’études suivies en français

OU

  • un diplôme attestant d’un niveau de connaissance du français au moins équivalent au diplôme d’études de français langue étrangère (DELF) niveau B1 du cadre européen de référence pour les langues du Conseil de l’Europe (CECRL).

OU

  •  une attestation constatant le niveau B1 validant la réussite à l’un des tests délivrés par un organisme certificateur:
    • Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP) – test de connaissance du français (TCF)
    • Le français des affaires – test d’évaluation du français (TEF).

4. Le ou la conjoint.e étranger.ère ne doit pas être en situation de polygamie ni avoir été condamné pour violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente commises sur un mineur de 15 ans  (dans le cas contraire, le Gouvernement peut s’opposer par décret en Conseil d’Etat, pour indignité ou défaut d’assimilation, autre que linguistique, à l’acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai de deux ans à compter de la date de déclaration)

Si cela vous intéresse, un petit tour d’horizon de l’acquisition de la nationalité par mariage :

  • La loi allemande sur la nationalité dispose en effet que les conjoints étrangers de ressortissants allemands doivent être naturalisés s’ils en font la demande et s’ils remplissent certaines conditions de moralité et d’intégration. Les durées de séjour et de mariage requises pour obtenir la naturalisation par mariage ont été respectivement fixées à trois et deux ans par un texte réglementaire. La naturalisation de droit n’est pas propre aux conjoints de citoyens allemands : les autres étrangers peuvent également en bénéficier, mais après avoir séjourné en Allemagne pendant huit ans.
  • La loi italienne prévoit que le conjoint étranger peut présenter une demande de naturalisation après qu’il a résidé au moins six mois de façon régulière dans le pays ou après trois ans de mariage. La nationalité italienne ne peut être refusée que pour les raisons indiquées dans la loi : condamnations pénales et risques pour la sécurité de la République.
  • La loi portugaise dispose que l’étranger marié à un citoyen portugais depuis trois ans peut acquérir la nationalité portugaise par simple déclaration enregistrée par les services de l’état civil, dans la mesure où la communauté de vie entre les époux n’a pas cessé. Comme en France, il existe une procédure d’opposition : lorsque l’étranger ne remplit pas les conditions requises pour obtenir la nationalité portugaise, les services de l’état civil doivent prévenir le ministère public. Celui-ci peut introduire une action en justice pendant l’année qui suit l’enregistrement de la déclaration.

 Au Danemark, en Espagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, les étrangers conjoints de nationaux peuvent obtenir la nationalité du pays selon la même procédure que les autres étrangers, mais plus rapidement.
– Au Royaume-Uni, ils n’ont pas besoin de passer l’examen linguistique auquel les autres candidats à la naturalisation sont soumis, et la durée du séjour nécessaire dans le pays est ramenée de cinq à trois ans.
– Au Danemark, alors que le délai de droit commun est de sept ans au Danemark, le conjoint étranger d’un Danois peut demander sa naturalisation à l’issue d’un séjour variant entre quatre et six ans en fonction de la durée du mariage.
– En Espagne, la durée du séjour dans le pays est ramenée de dix à un an.

– Aux Pays-Bas, la condition de durée de séjour est supprimée pour les étrangers qui sont mariés avec un ressortissant néerlandais depuis au moins trois ans. En outre, alors que l’acquisition de la nationalité néerlandaise par naturalisation suppose en principe la renonciation à la nationalité d’origine, les conjoints de citoyens néerlandais peuvent conserver la leur.

COVID 19

Cher.e.s tou.te.s

Une situation d’urgence : restez chez vous, le réflexe pour protéger les plus faibles … et vous aussi

Association internationale, nous avons eu très vite des messages alarmants de nos ami.e.s de Chine, du Cambodge et d’Italie. Qui nous exhortaient à la prudence.

Avec retard et incohérence, la France commence à réagir. Et a du déclarer le confinement total.

Que de précieux jours perdus, parce que le président de la république a eu peur de résister à un président du sénat qui jure maintenant qu’on ne lui avait pas donné toutes les informations nécessaires pour accepter le report des élections! parce que ce président de la république et son ministre de la santé considèrent qu’en matière médicale ‘le conseil scientifique propose, le gouvernement dispose »! Alors que tous les médecins, urgentistes ou libéraux, suppliaient de leur donner une chance de pouvoir sauver plus de gens , le président de la république a préféré mettre en danger les Français.es qui se sont rendu.es. ou ont travaillé dans les bureaux de vote, ainsi bien sur que l’ensemble de leurs contacts.

Que de précieux jours, encore plus nombreux sans doute, perdus au Royaume-uni où face à l’incurie du gouvernement, certaines entreprises organisent le télétravail pour tous, d’autres tergiversent; les salariés en contrat zéro heures et les auto-entrepreneurs n’ont pas le luxe de pouvoir se protéger et rester chez eux ! mais le virus ne connait pas les barrières de classe ni de richesse. Même Trump commence à le comprendre. Les mesures sanitaires de confinement et d’isolation n’ont de sens que si elle sont généralisées. Le gouvernement britannique doit trouver un système permettant à tous d’être rémunérés pendant cette période même s’ils ne peuvent pas travailler. Pour leur bien propre et pour le bien commun. Traîner davantage avant de prendre des décisions est criminel.

La différence d’attitude entre les deux gouvernements est sans doute révélatrice de la différence qui demeure entre nos deux cultures politiques et modèles sociaux : la solidarité , organisée par l’Etat, s’est imposée en France : protection de toutes les entreprises mais aussi des auto-entrepreneurs, des femmes et hommes de ménage rémunérés à l’heure, etc… En décrétant le report de la réforme des retraites , de celle de l’assurance chômage, je gouvernement Français a compris la nécessité d’agir maintenant pour protéger tous ceux qui risqueraient de ne pouvoir survivre ni au virus ni à ses conséquences économiques.

Au Royaume-Uni, comment vont survivre les personnes en contrat précaire, zéro heures, etc? des mesures seront-elles prises ?

Mais le temps n’est pas à la colère , il est à l’action. Et à l’inaction.

Action : Hop, lavage des mains! 20 secondes, eau et savon, au moins toutes les heures ou à chaque fois que nécessaire (voir recommandations). Autre action indispensable : Téléphonez souvent à vos proches âgés : pour eux la solitude va être pire que d’habitude! Mais attraper la maladie équivaudrait à un arrêt de mort. Parce qu’ils sont plus fragiles et parce qu’ils ne seront pas prioritaires pour les places trop rares en réanimationl

Inaction : ne sortez pas! travaillez de chez vous si vos entreprises permettent le télétravail – ou le rendent obligatoire. sans dévaliser les magasins, achetez ce dont vous avez besoin pour la semaine (non pas pour 6 mois) et comme mes filles, faites provision de jeux de société, livres, puzzles, peinture…

Cela va durer longtemps ?

Nul ne le sait: mais si les mesures de confinement dureront entre 15 et (plus vraisemblablement 45 ou 60 jours , les conséquences humaines, sociales et économiques de la crise sanitaire dureront bien plus longtemps .

Beaucoup espèrent que cela entraînera une prise de conscience des risques d’une globalisation extrême et de la nécessité du retour à une plus grande indépendance industrielle.

Il est trop tôt pour en parler, et presque indécent de le faire, alors que le bilan humain (décès mais aussi séquelles neurologiques) risque d’être extrêmement élevé.

Alors pour l’instant, respectons les consignes, protégeons nous, protégeons les plus faibles.

Coronavirus – recommandations pratiques

 Pour les informations générales et les recommandations à la population  : https://www.gov.uk/guidance/wuhan-novel-coronavirus-information-for-the-public


 Pour les informations spécifiques à destination des voyageurs : https://www.gov.uk/guidance/wuhan-novel-coronavirus-information-for-the-public#advice-for-travellers

A tous ceux qui présenteraient des symptômes (toux nouvelle ou température), il est demandé de rester à son domicile pour une durée de 7 jours (si vous devez sortir : rester à deux mètres minimum des autres personnes).

Le gouvernement britannique a mis en place des recommandations pour les personnes en isolement, consultables à l’adresse suivante : https://www.gov.uk/government/publications/covid-19-stay-at-home-guidance/stay-at-home-guidance-for-people-with-confirmed-or-possible-coronavirus-covid-19-infection

Si les symptômes s’aggravent ou si aucune amélioration n’est intervenue au bout de 7 jours, il est recommandé d’appeler :

  • NHS111 (pour l’Angleterre),
  • son médecin généraliste, NHS24 ou le 111 (pour l’Écosse)
  • ou le 0300 200 7885 (pour l’Irlande du Nord )

Les établissements scolaires français au Royaume Uni ont mis en place des procédures dont les parents d’élèves ont été informés.

Les consignes concernant la France sont disponibles ici : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

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Protégeons-nous, protégeons ceux qui sont plus faibles et que nous pourriez tuer sans le savoir, soyons solidaires!

A bientôt

amitiés associatives

8 MARS 2020 : une fête bien amère

JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES

8 MARS 2020
 Cher·e·s ami·e·s,
 
J’ai, comme beaucoup, toujours un malaise le 8 mars.  Cette journée des femmes ne devrait plus exister.

Et de fait il y a eu  bien des progrès depuis la première journée internationale des femmes célébrée par l’Internationale Socialiste des Femmes sur proposition de Clara Zetkin le 19 mars 1911, et son adoption  en 1977 par les Nations Unies.
 
En France, comme dans le monde, ces progrès sont en grande partie, le fait de gouvernements de gauche, et toujours issues de luttes des forces progressistes.
 
Rappel de quelques dates importantes en France:
 
Malgré Olympe de Gouges qui publie, en 1791, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne : « La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits » (art. 1), la Révolution française ne modifie pas la condition des femmes et ne leur ouvre pas le chemin de la citoyenneté.  Au contraire, en 1804, le Code civil institutionnalise l’infériorité de la femme qui « doit obéissance à son mari ».
Sous la IIIe République, les femmes bénéficient d’avancées civiles comme l’accès à l’instruction et la Première Guerre mondiale démontre qu’elles sont indispensables au bon fonctionnement de
l’économie.
Mais il faut attendre ;

pour la représentation politique

1944 : l’ordonnance du 21 avril du Gouvernement provisoire de la République française installé à Alger accorde le droit de vote et l’éligibilité aux femmes
.Mais il faut attendre
Le 8 mars 1982 pour que lors de la Première journée nationale des femmes, François Mitterrand, président de la République, annonce l’instauration d’un quota de 30 % de femmes aux élections municipales et régionale, mais le projet de loi instituant ce quota sera déclaré inconstitutionnel et il faudra attendre
Le 8 juillet 1999 pour la promulgation de la loi constitutionnelle n° 99-569 relative à l’égalité entre les femmes et les hommes permettant au législateur de prendre des mesures favorisant un égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions politiques.
Le 11 avril 2003 pour la promulgation de la loi n° 2003-327 relative à l’élection des conseillers régionaux et des représentants au Parlement européen qui instaure la règle de l’alternance des candidats de chaque sexe sur les listes présentées aux électeurs.
 Le 31 juillet 2007 pour la loi n° 2007-128 tendant à promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives et
le 26 février 2008 pour la loi n° 2008-175 facilitant l’égal accès des femmes et des hommes au mandat de conseiller général, deux lois qui organisent une obligation de parité entre hommes et femmes dans les exécutifs des communes de 3 500 habitants et plus, ainsi que dans les exécutifs régionaux ;la création de suppléants pour les conseillers généraux, le titulaire et le suppléant devant être de sexe différent ;la diminution de l’aide publique aux partis en cas de non-respect de la parité dans les candidatures aux élections législatives. 

pour le Droit de la famille

13 juillet 1965 : La loi modifie le régime légal du mariage du couple se mariant sans contrat : les femmes peuvent gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari

mais il faut encore attendre
le 4 juin 1970  pour que la loi relative à l’autorité parentale conjointe modifie le code civil et substitue l’autorité parentale conjointe à la puissance paternelle : « les deux époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille ».
le 8 mars 1982  pour que lors de la Première journée nationale des femmes, François Mitterrand, président de la République, annonce la suppression de la notion de « chef de famille »
le 8 mars 1982  pour que le Président annonce la mise au point d’un système de récupération des pensions alimentaire,: qui sera  organisé en 1984 avec une loi relative à l’intervention des organismes débiteurs des prestations familiales dans le recouvrement des pensions alimentaires impayées ; les parents créanciers de pensions alimentaires impayées pourront faire appel aux caisses d’allocations familiales pour en assurer le recouvrement.
le 23 décembre 1985  pour que la loi n°85-1372 du 23 décembre 1985 consacre l’égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et des parents dans la gestion des biens des enfants mineurs.
le 8 mars 1998 pour la féminisation des noms de métier, de fonction, grade ou titre.
le 4 mars 2002 pour que la loi n° 2002-304 relative au nom de famille renforce l’égalité entre les père et mère en substituant la notion de nom de famille à celle de nom patronymique. La loi offre aux parents la possibilité de transmettre à leur enfant soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit les deux noms accolés dans l’ordre choisi par eux. 

Droit des femmes à disposer de leur corps

28 décembre 1967 : La loi Neuwirth autorise la contraception
mais il faut encore attendre
 1971 pour la publication des décrets d’application,
et il faudra encore attendre
le 11 juillet 1973  pour qu’une loi – loi 73-639 – crée le Conseil supérieur de l’information sexuelle, de la régulation des naissances et de l’éducation familiale,
le 17 janvier 1975  pour la promulgation de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dite « loi Veil », adoptée pour une période de 5 ans
le 31 décembre 1979  pour la loi sur l’IVG rendant définitives les dispositions de loi de 1975 et supprimant notamment certaines entraves à la réalisation de l’IVG, concernant les modalités d’accord du médecin et l’accueil dans les services hospitaliers.
le 12 octobre 1981 pour qu’Yvette Roudy, ministre des droits de la femme, annonce une campagne nationale d’information sur la contraception et la publication de trois décrets : remboursement à 75% de l’IVG (« la loi actuelle est une loi bourgeoise »), abaissement du délai de résidence exigé pour les étrangères (actuellement 3 mois), création d’un centre d’IVG dans tous les établissements publics de soins.l
e 31 décembre 1982 : pour que l’IVG soit remboursé à 100%, avec la promulgation de la loi relative à la couverture des frais afférents à l’interruption volontaire de grossesse non thérapeutique et aux modalités de financement de cette mesure, instaurant la prise en charge par l’État des dépenses engagées par l’assurance-maladie au titre des IVG.
le 21 décembre 1990 : pour qu’une décision du Conseil d’État estime que la loi Veil de 1975 autorisant l’IVG n’est pas contraire à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en assurant ainsi la sécurité juridique.
le 27 janvier 1993 pour la promulgation de la loi portant diverses mesures d’ordre social, qui crée notamment un délit d’entrave à l’IVG et supprime la pénalisation de l’auto-avortement, facilitant ainsi l’exercice effectif de ce droit.
Le 4 août 2014 pour que la loi supprime la notion de « détresse » dans le cadre d’une demande d’IVG et la remplace par l’expression « qui ne veut pas poursuivre une grossesse ».
le 26 janvier 2016 : le délai minimal de réflexion d’une semaine pour l’IVG est supprimé. La loi permet aussi aux sages-femmes de pratiquer des IVG médicamenteuses et aux centres de santé de pratiquer des IVG instrumentales.
le 20 mars 2017 pour étendre le délit d’entrave à l’IVG aux nouvelles pratiques virtuelles. La loi punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne.

pour la protection contre le viol et les violences : il faut attendre

Le 23 décembre 1980 : La loi relative à la répression du viol et de certains attentats aux mœurs donne une définition précise du viol et le reconnaît comme un crime : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol »

mais il faut attendre

le 5 septembre 1990 pour que la  Cour de Cassation reconnaisse pour la première fois le viol entre époux
le 24 novembre 2004  pour un plan de lutte contre les violences faites aux femmes : accès prioritaire pour les femmes victimes de violences aux 1 800 places supplémentaires créées d’ici 2007 en centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) ;accompagnement professionnel des femmes victimes de violences et possibilité d’éloignement de leur conjoint violent dans le cadre du contrôle judiciaire ;renforcement du soutien financier au secteur associatif.
le 5 avril 2006  pour la loi n° 2006-399 qui renforce la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs.
le 14 mars 2007 pour la mise en place du 3919, numéro de téléphone national unique destiné aux victimes et aux témoins de violences conjugales;
le  9 juillet 2010 pour la loi n° 2010-769 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants, qui renforce le dispositif de prévention et de répression des violences faites aux femmes en instituant notamment l’ordonnance de protection des victimes et en mettant en place une surveillance électronique du conjoint violent (bracelet électronique).
le 6 août 2012 pour la loi sur le harcèlement sexuel qui donne une nouvelle définition du harcèlement sexuel, établit des circonstances aggravantes et détermine les sanctions qui y sont associées.
le 7 mars 2016  pour que la loi relative au droit des étrangers en France donne plus facilement accès à un titre de séjour aux femmes étrangères victimes de violences.
le 7 octobre 2016  pour que soit créé, par la loi pour une République numérique crée un délit d’atteinte à la vie privée à caractère sexuel (revenge porn).
 le 27 janvier 2017 pour que les femmes menacées de mariage forcé soient reconnues par la loi relative à l’égalité et la citoyenneté comme public prioritaire à l’accès à un logement social.
le 27 février 2017 pour que la loi portant réforme de la prescription en matière pénale allonge les délais de prescription à 6 ans à partir du jour où l’acte a été commis en matière de délits comme les violences par le conjoint, concubin ou partenaire de PACS, les agressions sexuelles autres que le viol, le harcèlement moral, les menaces de meurtre, de viol ou d’agression sexuelle. Les délais de prescription en matière de crimes sont allongés à 20 ans pour les viols, violences d’un conjoint, concubin ou partenaire de PACS ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, les meurtres, les enlèvements et séquestrations.
le 3 août 2018 pour une loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, avec quatre points : l’étendue du délai de prescription des crimes sexuels commis sur des mineurs à 30 ans à partir de la majorité de la victime ;le renforcement des dispositions du code pénal pour réprimer les infractions sexuelles sur les mineurs ;la création d’une infraction d’outrage sexiste pour réprime le harcèlement dit « de rue » ;  l’élargissement de la définition du harcèlement en ligne.

Pour l’égalité professionnelle et salariale

Le 22 décembre 1972 : Une loi pose le principe de l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes

mais il faut attendre
le 8 mars 1982 pour que lors de la Première journée nationale des femmes, François Mitterrand, président de la République, annonce (entre autres mesures importantes) :
– la création d’un statut de co-exploitante pour les femmes ; le lancement d’un projet de loi anti-sexiste
– le lancement d’un projet de loi sur l’égalité de sexe devant l’emploi qui  sera adopté en avril 1982 pour la fonction publique et le 3 juillet 1983, avec la loi Roudy qui établit l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,  le 27 septembre 1995 pour la création de l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, permettant de mesurer l’évolution réelle de la situation,

mais  il faudra attendre encore de nouvelles lois ,

Le 9 mai 2001 pour faire progresser par des mesures concrètes l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes  avec la promulgation de la loi n° 2001-397
Le 23 mars 2006 pour que la loi n° 2006-340 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ne dispose
– La suppression des écarts de rémunération entre femmes et hommes dans un délai de 5 ans en recourant à la négociation dans les branches professionnelles et dans les entreprises à partir d’un diagnostic établi sur la base d’indicateurs précis ;
– Le renforcement des droits des femmes en congé de maternité, notamment en matière de salaires, de congés et de protection contre les discriminations ;
– Une représentation plus équilibrée des femmes et des hommes dans les conseils d’administration des entreprises publiques ;
– L’amélioration de l’accès des jeunes filles et des femmes à l’apprentissage et à l’offre de formation professionnelle initiale et continue.le 9 novembre 2010 :
– Un nouvel article inséré dans le code du travail fait obligation aux entreprises de plus de 50 salariés de signer, à partir du 1er janvier 2012, un accord ou à défaut un plan d’action en faveur de l’égalité professionnelle. Le non-respect de cette obligation peut entraîner une sanction financière pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale de l’entreprise.
Le 18 décembre 2012 : Publication du décret relatif à la mise en œuvre des obligations des entreprises pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Il renforce le dispositif de pénalité pesant sur les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité professionnelle.
le 20 janvier 2014 : Promulgation de la loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites. La loi prévoit que le gouvernement remette au Parlement un rapport sur l’évolution des droits familiaux afin de mieux compenser les effets de l’arrivée d’enfants au foyer sur la carrière et les pensions des femmes.

Et après toute cette attente, il faudrait rester les bras croisés le 29 février 2020 lorsque le gouvernement Macron / Philippe recourt au 49.3 pour faire passer une réforme des retraites particulièrement injuste pour les femmes !  

Nous vous en reparlerons bientôt : le combat continue
 
Mais le 8 mars ou tout autre jour, j’ai presque honte de me plaindre de ce recul car même s’il est très grave, même si nous sommes très loin de l’égalité réelle entre femmes et hommes, la situation des femmes Européennes peut paraitre très privilégiée au regard du cauchemar qu’est la vie de celles qui ont eu la malchance de naitre dans certains pays.

En Chine et en Inde, les deux pays les plus peuplés au monde, qui frôlent les 2,8 millards d’habitants, il « manque » environ 80 millions de femmes.
Parce que des familles ont choisi de recourir à un avortement pour éviter d’avoir une fille, ou plus atroce, ont assassiné leur bébé fille à la naissance.
Lorsque les femmes ne jouissent pas de l’égalité des droits et que le patriarcat est profondément enraciné, il n’est pas surprenant que les parents choisissent de renoncer à avoir de filles.
Alors, face à la pénurie de jeunes filles, certains hommes qui n’arrivent pas à trouver d’épouse, recourent aux viols et à la traite humaine.
Ainsi dans les États du Kachin et du Shan, situés dans le nord du Myanmar, à la frontière avec la Chine, le conflit de longue date s’est intensifié ces dernières années, provoquant le déplacement de plus de 100 000 personnes. Les trafiquants prennent pour cible les femmes et les filles vulnérables en leur faisant miroiter des offres d’emplois en Chine et les moyens de s’y rendre. Elles sont ensuite revendues entre 3 000 et 13 000 dollars à des familles chinoises confrontées à des difficultés pour trouver des épouses à leurs fils. Une fois achetées, ces femmes et filles sont généralement enfermées dans une pièce et violées de manière répétée, afin de les mettre enceinte rapidement pour qu’elles puissent donner un bébé à la famille. Après avoir accouché, certaines sont autorisées à partir, mais contraintes de laisser leurs enfants derrière elles.
On trouve le même phénomène de traité d’épouses au Cambodge, en Corée du Nord et au Vietnam.

 En Asie et en Afrique, les mariages forcés sont encore légion. Une fillette est mariée de force toutes les deux secondes dans le monde. Si rien n’est fait, d’ici 2030, 150 millions de fillettes seront mariées avant leurs 18 ans.Ces mariages se font parfois tout près de chez nous : beaucoup de mariages forcés ont pour but d’aider un membre de la famille ou un ami à obtenir la nationalité française ou britannique ; ainsi, dans la communauté asiatique sont destinés à obtenir la nationalité britannique à un membre de la famille habitant le sous-continent indien. Ainsi, des milliers de jeunes femmes sont mariées de force chaque année au Royaume-Uni puis violées afin de tomber enceinte et que leur partenaire sexuel obtienne un visa. Elles sont souvent envoyées en Inde, au Pakistan, aux Émirats arabes unis ou encore au Bangladesh et reviennent sur l’île britannique après avoir accouché, ce qui facilite l’obtention de papiers pour l’homme avec qui elles ont été mariées. Les craintes de représailles font que la plupart gardent le silence. Les autorités restent inactives, de crainte d’être accusées de xénophobie.

En Afrique et au Moyen-Orient essentiellement mais aussi dans certains pays d’Asie et d’Amérique Latine entre 150 et 200 millions de filles et de femmes vivent aujourd’hui avec une mutilation génitale, qui met au péril leur santé physique et mentale, et les empêchent de vivre pleinement leur sexualité.  Elles sont environ 170 000 au Royaume-Uni et 130 000 en France. D’autres n’ont tout simplement pas survécu à l’opération, victimes d’hémorrhagies ou d’infections fatales.

Il y a encore beaucoup de travail avant que la journée des femmes puisse cesser d’exister.

Pensons y chaque jour, agissons à chaque instant.  

Beaucoup de petites filles n’ont pas le temps d’attendre.

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