Voyager avec ses animaux domestiques

Du Royaume-Uni vers la France

A compter du 1er janvier 2021, les règles pour voyager avec son animal de compagnie depuis la Grande-Bretagne vers l’Union européenne sont celles qui s’appliquent aux pays tiers listés comme « sûrs » vis-à-vis de la rage. Elles sont plus strictes que les règles qui s’appliquaient précédemment aux mouvements au sein de l’Union européenne.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site du ministère de l’agriculture :
- https://agriculture.gouv.fr/le-brexit-et-les-controles-sanitaires-et-phytosanitaires
- Et la fiche détaillée import de carnivores domestiques depuis le Royaume-Uni.

De la France vers le Royaume-Uni

Les mouvements non commerciaux d’animaux de compagnie en provenance de l’Union Européenne et à destination du Royaume-Uni ne feront pas l’objet de changement immédiat en 2021.

Toute modification des exigences britanniques relatives aux voyages d’animaux de compagnie sera communiquée sur le site internet suivant : https://www.gov.uk/bring-pet-to-uk

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site du ministère de l’agriculture :
- https://agriculture.gouv.fr/le-brexit-et-les-controles-sanitaires-et-phytosanitaires
- Et la fiche détaillée

BINATIONALITE

France et Royaume-Uni reconnaissent la double nationalité :

  • Prendre la nationalité britannique n’implique nullement de perdre ou devoir renoncer à sa nationalité française et
  • Prendre la nationalité française n’implique nullement de perdre ou devoir renoncer à sa nationalité britannique.

Conditions pour prendre la nationalité britannique

Si vous êtes né.e au RU avant le 31 décembre 1982

vous êtes automatiquement citoyen.ne britannique sauf dans deux cas,

  • si vous êtes enfant de diplomate d’un pays étranger
  • si vous êtes enfant d’un ennemi occupant le pays et êtes né.e dans les Channel Islands pendant la seconde guerre mondiale

Si vous êtes né.e au RU après le 31 décembre 1982,

vous êtes automatiquement citoyen.ne britannique si un de vos parents avait la nationalité britannique ou était résident permanent

mais vous êtes éligible à la citoyenneté britannique si

– soit vous avez vécu au RU jusqu’à vos 10 ans ou après;

– soit vous avez moins de 18 ans et un de vos parents est devenu britannique ou a obtenu un statut de résident permanent après votre naissance.

NOTE Les enfants nés au RU de parents ayant le settled status ont droit de demander la nationalité britannique (coût environ GBP 1030)

Si vous êtes marié.e ou en civil partnership avec un.e citoyen.ne britannique, vous êtes éligible à la citoyenneté britannique si

  • – vous avez vécu au RU au cours des trois dernières années ET
  • – vous avez un statut de résident permanent (settled status ou ILR)

Si vous avez le settled status, vous pourrez demander la nationalité britannique un an après l’obtention de ce status; il vous faudra

  • Avoir plus de 18 ans.
  • Être en pleine utilisation de ses facultés mentales, ce qui est démontré avec un dossier médicales.
  • Ne pas être impliqué dans des affaires criminelles.
  • Avoir réussi le test de connaissances “Life in UK”et réussir le test d’accréditation du niveau d’anglais.
  • Avoir vécu les cinq dernières années dans le pays. De ceux-ci, pas plus de 450 jours en dehors du Royaume-Uni. Et parmi les 450, pas plus de 90 jours au cours de la dernière année.
  • Avoir la volonté de vivre indéfiniment au Royaume-Uni.
  • Ne pas avoir enfreint la loi sur l’immigration .
  • payer une somme d’environ £1500 par personne
  • tous les renseignements se trouvent dans le lien ci-dessous

https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/946152/guide-an_december_20.pdf

Conditions pour prendre la nationalité française

(Nous ne traiterons ici que de l’acquisition de la nationalité par mariage.)

Votre époux(se) doit être de nationalité française le jour de votre mariage et avoir conservé la nationalité française depuis cette date.

Si votre mariage a été célébré à l’étranger, il doit avoir été transcrit sur les registres de l’état civil français.

  • Si vous avez vécu en France sans interruption depuis le mariage ou si votre époux(se) français(e) a été inscrit(e) sur les registres consulaires pendant votre séjour à l’étranger,
  • la nationalité peut s’obtenir après quatre ans de mariage (le mariage ne doit pas avoir été dissous, la communauté de vie doit avoir été maintenue)
  • il faudra attendre cinq ans après le mariage si l’époux(se) français(e) n’était pas inscrit(e) sur les registres consulaires.
  • Vous ne devez pas avoir fait l’objet d’un arrêté d’expulsion ou d’une interdiction du territoire français toujours en vigueur.
  • Vous devez justifier d’une connaissance suffisante de la langue française.
  • Vous ne devez pas avoir été condamné.e
  • – en France à une peine d’au moins 6 mois de prison sans sursis (sauf en cas de réhabilitation ou d’effacement de la condamnation du bulletin n°2 de votre casier judiciaire)
  • – pour un crime ou un délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation (sauf en cas de réhabilitation ou d’effacement de la condamnation du bulletin n°2 de votre casier judiciaire)
  • – pour un acte de terrorisme (sauf en cas de réhabilitation ou d’effacement de la condamnation du bulletin n°2 de votre casier judiciaire)

Conditions

VOTRE RETRAITE ET VOS PRESTATIONS SOCIALES APRES LE BREXIT

Un principe : les droits acquis ne sont pas remis en question!

Vous êtes français / Vous résidez au RU / santé

Si je résidais de façon permanente au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition fixée au 31 décembre 2020 et bénéficiais de prestations sociales britanniques, pourrai-je continuer à en bénéficier à compter du 1er janvier 2021 ?

OUI. Les français résidant au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition fixée au 31 décembre 2020 continueront à avoir accès au NHS et aux autres prestations sociales , dans les mêmes conditions qu’antérieurement. mais attention, pour cela il est indispensable de demander (et obtenir) le settled/presettled status.

Vous êtes français / Vous résidez au RU / Retraite

-avant le 31/12/20, vous avez travaillé en France : Les périodes travaillées/cotisées en France avant le 31 décembre 2020 seront prises en compte dans le cadre de l’ouverture et du calcul de vos droits à la retraite au Royaume-Uni, quelle que soit la date effective de la liquidation de votre retraite. Les règles de coordination de sécurité sociale des règlements européens resteront applicables.

  • – avant le 31/12/20, vous avez travaillé en France et au R-U : Les périodes travaillées/cotisées avant le 31 décembre 2020 en France et au Royaume-Uni, seront prises en compte dans le cadre de l’ouverture et du calcul de vos droits à la retraite dans les deux pays, quelle que soit la date effective de la liquidation de vos retraites car les règles de coordination de sécurité sociale des règlements européens resteront applicables. En pratique, vous indiquerez à la caisse de retraite du pays où vous prenez votre retraite que vous avez cotisé dans l’autre -et à quelle caisse- et les deux caisses communiqueront entre elles.

Vous êtes déjà à la retraite et résidez au RU

  • 1. Si vous êtiez résident.e au RU avant le 31/12/2020 et bénéficiez exclusivement d’une pension française (vieillesse, invalidité, de survivant, etc.) , votre couverture d’assurance maladie et les conditions dans lesquelles vous êtes assuré ne changent pas. Vous continuerez à bénéficier des prestations dans les mêmes conditions qu’actuellement : c’est l’Etat qui verse votre pension qui est compétent en matière d’assurance maladie. Vos frais de santé au Royaume Uni continueront donc à être pris en charge par la sécurité sociale britannique pour le compte de la France.

Attention, si ce n’est pas déjà fait, vous devez solliciter le document portable S1 « Inscription en vue de bénéficier de la couverture d’assurance maladie » auprès de la caisse française débitrice de votre pension de retraite. Ce document permettra votre inscription auprès de la caisse d’assurance maladie britannique du lieu de votre résidence au Royaume-Uni. Valable pendant toute la durée de votre résidence au Royaume-Uni, le formulaire S1vous permettra d’être pris en charge dans les mêmes conditions qu’un assuré du régime de sécurité sociale britannique.

2. Si vous devenez également pensionné du régime britannique, et continuez à résider au Royaume-Uni, les règles de coordination prévoient que c’est le régime britannique qui deviendra directement compétent pour l’assurance maladie.

Dans tous les cas, n’oubliez pas de demander avant le 30 juin 2021,, si ce n’est pas déjà fait, votre settled/presettled status qui est nécessaire pour garantir la mise en œuvre de vos droits.

3. Vous bénéficiez à la fois d’une retraite française et britannique et je réside au Royaume Uni, en France ou dans un autre État membre de l’Union européenne, vos droits acquis sont préservés, vos retraites continueront à vous être versées dans votre pays de résidence.

VOUS AVEZ D’AUTRES QUESTIONS ?

Le site du CLEISS a beaucoup d’informations très utiles : https://www.cleiss.fr/faq/brexit.html

et si après cela vous n’êtes toujours pas au clair, écrivez-nous!

contact@françaisdumonde.co.uk

Nouvelle Réunion d’information : le Brexit et vous? Jeudi 11 Février 18h30 (en ligne)

Devant le succès de notre réunion de janvier, et les nombreuses demandes, nous recommençons : cette fois, c’est notre sénatrice Hélène Conway-Mouret, accompagnée de nos conseillers consulaires Samy Ahmar et Christophe Adol et de notre présidente Catherine Smadja-Froguel, qui répondra à vos questions sur les retraites, la double nationalité, nos droits en Europe, la sécurité sociale, les frais d’université, les déplacements internationaux, les aides d’urgence, la scolarité, les écoles FLAM, .etc

Inscription gratuite mais obligatoire

https://www.eventbrite.co.uk/e/brexit-et-vous-mme-conway-mouret-senatrice-des-francais-de-letranger-tickets-140617507751

Après le BREXIT: Et vous? Le Consul Général de France à Londres répond à vos questions

Mardi 26 janvier 2021, Français du monde-adfe UK organisait un webinaire sur le thème : « Après le Brexit : et vous? »

Pus de 400 participant-es ont pu écouter les réponses données à leurs questions par Guillaume Bazard, Consul général de France à Londres, que nous remercions vivement, en présence de notre présidente, Catherine Smadja-Froguel, et de deux de nos conseillers consulaires, Christophe Adol et Samy Ahmar.

Pendant 1h30, il a répondu avec brio et précision aux interrogations des participant-es sur les retraites, la double nationalité, la sécurité sociale, le transport de fromages et de viande dans sa valise (interdit dans le sens UK-Europe), les formalités de mariage, les déplacements avec animaux domestiques, les déménagements, l’obtention des passeports, etc…



Il nous a rappelé l’importance non seulement de demander le Settled Status mais aussi de nous assurer qu’autour de nous, il n’y ait pas des personnes isolées ou vulnérables, par exemple en maison de retraite, qui n’ont pu le faire. Aidez-les, signalez-les à l’association, nous les aiderons.

Devant beaucoup d’inquiétudes sur l’impact du Brexit sur notre vie en Europe, M. Bazard a rappelé que les Françaises et Français, même au Royaume-Uni, y compris bien sûr avec une double nationalité, restaient citoyennes et citoyens de l’Union Européenne, avec les droits associés.

Portrait de confinement : Anais

Anais, étudiante

Anais Itani

En tant qu’étudiante du double diplôme de Droit anglais/droit français de King’s College London, tous mes amis sont internationaux. Dès le 13 mars, toutes mes nouvelles connaissances de France, d’Espagne, d’Inde, de Corée du Sud, des îles Cayman, et bien plus, ont quitté la ville du jour au lendemain.

Le passage au confinement fut donc abrupt et inattendu : le jeudi 12 mars, je planifiais une visite au Tate avec des amis et le samedi 14 mars, la majorité d’entre eux était dans l’avion ou se hâtant pour faire leurs valises.

Ce fut étrange de revenir chez mes parents après 8 mois de vie indépendante en résidence universitaire, et de convertir ma chambre en espace de travail qui m’était propice – tellement habituée à travailler à la magnifique Maughan Library de King’s, il m’a fallu un temps d’adaptation ! J’ai vite créé un espace de travail cependant, en séparant nettement ce dernier de mon endroit de « repos » où je faisais de la musique, regardais des documentaires et téléphonais mes amis (je suis par ailleurs incroyablement reconnaissante du luxe de pouvoir avoir mon espace).

Ma priorité dès le début du confinement a été d’établir une routine, de cadrer mon temps pour rester productive et dynamique tout en accordant des plages de repos et d’exploration personnelle. Je me levais naturellement très tôt tous les matins, et je faisais du yoga ou une marche. Ma journée de travail commençait ensuite : j’avais 5 dissertations à rendre en avril et 4 examens en mai, alors mes journées étaient chargées. En ayant des postes de responsabilité dans des associations universitaires, j’ai aussi dû gérer cela !

Tout de même, j’ai pris du temps pour explorer d’autres intérêts. J’ai commencé à apprendre l’arabe en ligne en faisant une demi-heure chaque matin. J’ai aussi commencé à écrire des reportages pour un blog de droit nommé LittleLaw, ainsi que cofonder une organisation nommée Simply Human pour renforcer la sensibilisation des droits de la femme et des personnes LGBTQ.

De plus, la période du confinement a été l’occasion pour approfondir mes aspirations professionnelles en droit commercial : j’ai assisté à de nombreux vidéo-conférences, ateliers de compétences, stages virtuels. J’ai lu, et regardé de nombreux documentaires (avec une affinité particulière pour Arte !) et films avec ma famille, ce qui fut formidable pour profiter d’eux.

Musicienne, j’ai aussi continué à jouer de la guitare et du violon alto (même si très malheureusement, ma tournée avec le KCL Symphonic Orchestra a été annulé).

La sortie du confinement a été une réelle bénédiction : j’ai toujours été très active, constamment dehors à travailler dans des cafés, sortir avec des amis, visiter des musées.
Cette période étrange mais rafraichissante où le temps a semblé à la fois en suspension et en accéléré m’a donné l’opportunité de m’occuper de moi, de me nourrir intellectuellement, et de méditer et conduire une réflexion plus approfondie sur moi-même et le monde dans lequel nous avançons. J’en sors reconnaissante pour mes proches et le privilège que j’ai eu de rester saine et sauve, mais tout de même attristée pour ceux qui ont souffert pendant cette pandémie et concernée pour la suite du cours de l’humanité.

Portrait de confinement : Leila

Leila Meziane Nanda

Leila, directrice d’hôtel

Leila, directrice d’hôtel à Dartford, a du réorganiser sa vie ! S’il y avait encore quelques clients dont il fallait s’occuper, uniquement en hôtellerie, avec des consignes sanitaires très strictes, elle devait aussi prendre en charge les enfants et assurer l’école à la maison. Je pense que beaucoup savent ce que cela signifie! Elle dit avoir eu la chance de pouvoir aller dans une maison à Ashford, pour les faire bénéficier de plus d’espace, et pense aux familles enfermées en appartement!

Elle a partagé le travail avec son mari, cuisinier, qui venait de vendre son restaurant, juste avant le confinement. Heureusement, dit-elle, parce que devoir faire face à toutes les charges sans aucune rentrée aurait mis leur petite entreprise et leurs salariés en danger. Elle pense cependant avec inquiétude aux acquéreurs qui n’ont pu commencer leur activité. Quant aux hôtels, le confinement est tombé juste au début de la haute saison, et l’année risque d’être très difficile. Leila veut espérer que la reprise ne se fera pas trop attendre, pour reprendre une vie normale.

Portraits de confinement : Atticus

Atticus, demi-pensionnaire en crèche

Atticus, artiste

Atticus, j’ai 16 mois et je découvre le monde.

Le confinement j’ai A-DO-RE ! Au début, j’ai eu Daddy et Maman rien qu’à moi, 24/24, 7/7. Enfin presque, j’ai été sympa je les laissais dormir quelques heures par nuit à tour de rôle. Juste quand je commençais à m’ennuyer un peu, j’ai pu aller dans une nouvelle crèche super sympa, avec un grand jardin, ouverte rien que pour nous les « key worker’s ». Il y avait beaucoup de jeux et même les adultes se déguisaient tous les jours, avec des masques bleus et blancs. C’était un peu bizarre, mais ils avaient l’air d’être contents d’eux, alors avec les copains on riait pour leur faire plaisir. Bon, il fallait prendre la voiture, ça je n’aime pas trop , sauf quand Daddy se met à coté de moi et essaie de chanter en Français.

Enfin, Vendredi on a fait une fête pour mon passage chez les Toddlers et mon retour dans la crèche d’avant. Et Lundi, j’ai retrouvé tous les copains; il parait qu’ils sont restés tout le temps chez eux, les pauvres, sans même pouvoir sortir sans arrêt avec leurs parents! Ou la la , je n’aurais jamais supporté, moi! Mais, heureusement, moi je suis un key worker’s. Je n’ai pas bien compris leur truc, d’ailleurs, vous savez, vous, ce que c’est?

Portrait de confinement : Julie

Julie, Juriste

Julie le Déaut

Arrivée à Londres depuis 18 mois, à la recherche d’une expérience personnelle et professionnelle à l’étranger, Julie s’est installée en colocation à Shoreditch.

Juriste spécialisée dans les assurances maritimes et le règlement des sinistres, elle a connu la quelques petits boulots, et un premier  poste juridique avant de commencer le travail de ses rêves, juste deux semaines après le début du confinement ! Ne lui demandez pas de vous parler de ses collègues, elle ne les a jamais rencontrés “ pour de vrai”. Mais elle a apprécié les RH de l’entreprise qui lui ont fait livrer non seulement le matériel informatique mais aussi le fauteuil et le repose-pieds.  

Le Covid cependant n’a pas été facile; sans travail, sa coloc australienne a perdu son visa et du repartir. Pour Julie, se retrouver seule confinée à Londres n’a pas été pas simple à vivre.  

Très engagée pour la justice sociale et l’égalité, Julie attend avec impatience que les débats et réunions des mouvements de gauche reprennent ailleurs que sur zoom!